En plus d’un tableau style KANBAN permettant de suivre l’avancement du projet en terme de séquencement, j’aime mettre en place une vision synthétique de l’ensemble du projet, orientée “pages” ou “fonctionnalités”. C’est ce que j’ai donc fait dans le cadre de ma nouvelle mission, afin que je puisse maîtriser l’ensemble du périmètre de manière visuelle.
Pour cela, j’ai travaillé à partir du plan du site qui doit être livré, que j’ai représenté sous forme de gros post-it jaune que j’ai scotchés sur une feuille. Pour chacune de ce pages, j’ai identifié à partir des spécifications fonctionnelles les composants,gabarits et fonctions associés a ces pages, et j’ai associé des couleurs pour chaque état :
- jaune: pas encore commencé,
- orange : en cours de développement,
- rose : bug, ou état inconnu
- vert : livré et accepté

J’aurais préféré faire des copies d’écran réelles et les coller au mur, comme je l’avais fait pour ma dernière mission qui consistait en une refonte totale d’un site. Mais ici, nous n’avons la chance d’avoir de grands murs blancs à disposition.
Certains composants transverses ont été isolés pour plus de lisibilité. L’intérêt de cette approche est de pouvoir avoir une vue globale sur l’état global des pages, et de se concentrer sur les pages les plus rapides à finir.
Afin de dé-risquer le projet, j’ai choisis de ré-allouer les efforts sur les pages les plus complexes, les pages plus simples seront réalisées en dernier. Cependant, il s’agit en fait d’un décision plus subtile : il faut qu’une partie de l’équipe travaille sur les pages les plus complexe, et les développeurs junior peuvent travailler sur les pages les plus simples ou les correctifs.
Cela permet d’avancer sur deux tableaux : la complétion totale du projet, et la réduction de l’incertitude sur la durée réelle de fin de projet.
Cette vision “fonctionnelle”, combinée à la vision processus KANBAN est rassurante, et naviguer entre les deux et bénéfique : cela force à ne pas entretenir le flou sur le nom des tâches qui doivent être identiques : cela permet par exemple de remonter des incohérences ou des oublis.